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Blogue de conservation

Un 4e parc national au Nunavik : Ulittaniujalik!

7 février 2017


En mars 2016, les parcs du Nunavik étaient fiers d’officialiser la création d’un 4e parc national dans le Grand Nord québécois : le parc national Ulittaniujalik! Protégeant en premier lieu une portion de la région naturelle du Plateau de la George, des petites merveilles peuvent être admirées un peu partout sur son territoire.

Qui est Ulittaniujalik?

L’inauguration du parc national Ulittaniujalik s’est déroulée en octobre dernier, à Kangiqsualujjuaq, une des trois communautés d’accueil du parc avec Kuujjuaq et Kawawachikamach. Situé à 120 km au sud de Kangiqsualujjuaq, il est le 2e plus grand parc au Québec et est le proche voisin du parc national Kuururjuaq où l’on retrouve le plus haut sommet du Québec, le mont D’Iberville. Au cœur de ce nouveau parc se trouve un attrait remarquable, le pic Pyramide. La particularité de celui-ci est qu’il est marqué par les traces du passé: la présence d’anciennes lignes de rivage donne à la montagne l’apparence d’une pyramide. Par ailleurs, le nom Ulittaniujalik, nom traditionnel en inuktitut, signifie « l’endroit où il y a des lignes de rivage ».

Ulittaniujalik et ses trésors

Le parc national Ulittaniujalik protège une portion de la rivière George. Cette importante rivière à saumon coule sur 565 km, pour ultimement se déverser dans la baie d’Ungava au nord. En plus de la rivière George, le parc assure la protection d’éléments dignes de mention tels que le pic Pyramide abordé un peu plus tôt, les majestueuses chutes Helen et une portion de l’aire historique de mise bas du troupeau de caribous migrateurs de la rivière George.

Le parc se situe dans une zone de transition écologique à plusieurs niveaux : le climat, le pergélisol, l’altitude, la flore, etc. Ainsi, des paysages contrastés prennent naissance dans le parc. Le fond de la vallée de la rivière George, en plus basse altitude, où un climat subarctique et un pergélisol discontinu règnent, est tapissé d’une forêt coniférienne dominée par l’épinette noire et le mélèze laricin. La section nord-est du parc, plus haute en altitude, possède un climat arctique et est située dans une zone de pergélisol continu, abritant une végétation de toundra arctique. Cela va sans dire que le parc offre la possibilité d’observer et d’étudier une diversité incroyable de sujets.

Projets en conservation

L’ouverture potentielle d’une mine de métaux rares près de la tête de la rivière George est pour l’instant la plus grande menace à l’intégrité de l’environnement du parc. Ainsi, déjà un projet communautaire de biosurveillance aquatique de la rivière impliquant étudiants, aînés et autres membres de la communauté de Kangiqsualujjuaq a débuté à l’été 2016 (projet initié par l’Université du Québec à Trois-Rivières, le Centre d’études nordiques et l’OHM Nunavik). Dans le cadre de ce projet, un camp estival se répètera régulièrement afin d’avoir un suivi valide de la qualité des eaux avant et après l’implantation potentielle de la mine. Ce camp a permis aux étudiants d’apprendre à inventorier la faune benthique ainsi qu’à prendre diverses mesures physico-chimiques et à prélever des échantillons d’eau. Un projet de cartographie interactive du territoire est aussi en développement et impliquera la formation de ressources locales.

Étant donné sa localisation en zone de transition et près du parc national Kuururjuaq, d’intéressants projets de recherche comparatifs (notamment entre les 2 parcs) pourront être entamés. Un suivi de la température de cours d’eau affluents à la rivière George, de la température du sol, notamment en zone de pergélisol continu et discontinu, de la croissance des arbustes et la mise en œuvre de suivis fauniques seront d’autant plus importants dans un contexte de changements climatiques.

Ainsi de beaux défis en conservation se présentent avec l’avènement de ce nouveau parc. L’équipe des Parcs Nunavik est également ouverte aux propositions de collaboration à des projets s’imbriquant dans ses axes de recherche.


Elise Rioux-Paquette est responsable du service de la conservation et de l’éducation, Parcs Nunavik. epaquette@krg.ca

Photos de carrousel: Alain Thibault


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