Réserve faunique Rouge‑Matawin

Portrait

Historique

Rouge-Matawin et Mont-Tremblant, deux territoires intimement liés

Le territoire de la réserve faunique Rouge-Matawin a fait l'objet de plusieurs modifications depuis sa création et son histoire est intimement liée à celle du parc national du Mont-Tremblant.

En 1924, le ministère des Terres et Forêts souhaite protéger davantage la faune, régulariser les cours d'eau et mettre de l'ordre dans les concessions forestières en transformant les parcs du Québec en réserves forestières. Des changements sont apportés à certaines dispositions de la loi, ce qui permet la création de la réserve forestière de la Montagne-Tremblante (3108 km2), attenante au parc de la Montagne-Tremblante (60 km2 à cette époque). L'année suivante, les changements sont officiellement adoptés et le parc obtient son statut de réserve forestière tout en conservant son nom de parc. La nouvelle réserve est sous l'autorité du ministère des Terres et Forêts tandis que le parc est sous celle du ministère de la Colonisation, des Mines et des Pêcheries.

En 1981, le gouvernement du Québec adopte le décret 208-81 qui modifie les limites territoriales du parc du Mont-Tremblant. La partie nord est confiée à la nouvelle réserve faunique Rouge-Matawin qui couvre ainsi une superficie de 1655 km2. Plus tard, en 1990, 261 km2 sont restitués au parc national du Mont-Tremblant; la réserve s'étend maintenant sur 1394 km2. La création de cette réserve faunique visait à maintenir les conditions de protection et de contrôle de l'exploitation de la faune qui y prévalaient.

Exploitation forestière et développement du territoire

Le développement du territoire est en grande partie tributaire de l'exploitation forestière qui constitue, à l'époque, l'activité dominante de la région. L'expansion des chantiers de coupe à travers le territoire obéit à l'existence des cours d'eau, les rivières Rouge, du Diable et Matawin, qui sont les seules voies permettant de transporter le bois.

À partir de 1937, la C.I.P., qui exploite déjà les résineux le long de la vallée de la Diable, se tourne vers les forêts des bassins des rivières Rouge et Macaza. Tout le territoire du parc est touché par l'installation des grandes compagnies forestières. La E.B. Eddy (Hull) acquiert les forêts du bassin de la rivière Rouge en 1926 et la Consolidated Paper Ltd, celles du bassin de la Matawin au nord de Saint-Donat en utilisant des droits de coupe obtenus en 1932. Les principaux éléments du réseau routier du parc sont développés par des compagnies et, entre 1948 et 1950, la Consolidated Bathurst met en place une route reliant Saint-Donat à Saint-Guillaume-Nord et Saint-Michel-des-Saints via le lac Caribou. Cette compagnie installera le plus important chantier du parc : le dépôt Cyprès, une cinquantaine de bâtiments qui seront utilisés de1948 à 1969.

Vers 1958, le droit de chasse est aboli dans le parc, mais quelques clubs poursuivent leurs opérations en se concentrant sur la pêche. À ce moment, le territoire du parc atteint une superficie de 3185 km2 et abrite 36 clubs privés. Une douzaine de ces clubs se trouvent sur le territoire du parc actuel, et une vingtaine sur le territoire qui est devenu la réserve faunique Rouge-Matawin.

En 1968, 6 clubs et une pourvoirie contrôlent des territoires de pêche dont le club des Quatorze qui a acheté un camp de la Consolidated Paper Ltd au nord-ouest du lac Lusignan qui fait aujourd'hui partie de l'est de la réserve faunique Rouge-Matawin.

À l'époque de la réserve de Joliette, (dont une partie du territoire est devenue la Zec Lavigne et l'autre, le secteur de L'Assomption du parc national du Mont-Tremblant en 1981), on a exploité le bois franc des secteurs des lacs John, Mathias et Sec pour une scierie de Saint-Michel-des-Saints.

À de nombreux endroits, différents éléments témoignent encore de la période des chantiers forestiers. Pour répondre à ses besoins, l'industrie forestière devait aménager le territoire : ouvrir des chemins et des portages, bâtir des camps et des dépôts de matériel, construire des barrages. Lentement, dans cette immense forêt, les compagnies ont établi la base d'un réseau d'accès et de sites encore présents aujourd'hui.

Le toponyme Rouge-Matawin vient du nom des deux rivières qui forment le réseau hydrographique de cette réserve faunique.


Attraits

Motoneige

Une portion du sentier Trans-Québec traverse la réserve faunique Rouge-Matawin d'est en ouest sur une distance de 80 km. Veuillez noter que le poste d'essence et le relais situés dans le secteur Saint-Michel sont FERMÉS définitivement.

Quad

Un nouveau sentier de quad quatre saisons a été inauguré à la fin novembre 2008. Cette piste de 94 km traverse d'ouest en est le territoire de la réserve faunique et crée un lien entre les régions des Laurentides et de Lanaudière. Cette réalisation a été rendue possible grâce à la contribution financière de la Fédération québécoise des clubs quads en partenariat avec le Conseil canadien des distributeurs de véhicules hors route. Le sentier est fermé pendant la saison de la chasse à l'orignal et au cerf de Virginie.

Canot-camping

Les parcours de canot-camping des rivières Rouge et Matawin sont des incontournables pour les amateurs de canot-camping et de kayak.

Fiche technique

Superficie

1394 km2


Nombre de plans d’eau

  • 450 lacs
  • Rivière Rouge
  • Rivière Matawin

Faune aquatique

  • Omble de fontaine
  • Grand brochet
  • Doré jaune
  • Touladi (truite grise)
  • Achigan à petite bouche

Faune terrestre

  • Orignal
  • Cerf de Virginie
  • Ours noir
  • Loup
  • Lynx
  • Lièvre

Faune ailée

Plusieurs espèces d'oiseaux dont la gélinotte huppée


Couvert forestier

Forêt mixte


Soyez informé

Inscrivez-vous aux courriels de la Sépaq et soyez le premier à connaître nos nouveautés, nos offres et nos promotions spéciales.

S'inscrire